Carrières
Militaires
← Tous les guides
PréparationMis à jour le 16/07/2026 · 6 min

Test physique pour entrer dans l'armée : épreuves, barèmes et préparation

Marsouin effectuant des pompes lors du test physique Aito, exercice Delayen (Tahiti)
Marsouin effectuant des pompes lors du test physique Aito, exercice Delayen (Tahiti). Domaine public, via Wikimedia Commons

Avant d'intégrer l'armée de Terre, l'armée de l'Air et de l'Espace, la Marine nationale ou la Gendarmerie, chaque candidat passe une évaluation sportive. Elle vérifie que votre condition physique est compatible avec la vie militaire et, selon la voie choisie, elle compte dans la notation finale du concours. Voici les épreuves à connaître, des repères de barème vérifiés sur les sites officiels, et comment vous préparer.

Pourquoi un test physique est-il exigé ?

Instructeur français évaluant un test physique du parcours Aito, exercice Delayen à Tahiti
Instructeur français évaluant un test physique du parcours Aito, exercice Delayen à Tahiti. Domaine public, via Wikimedia Commons

Le métier militaire demande de l'endurance, de la force et la capacité à enchaîner des efforts. Le test physique n'est pas un simple contrôle médical : c'est une évaluation de vos capacités réelles, réalisée après la visite médicale d'aptitude — au Centre de Sélection et d'Orientation (CSO) pour l'armée de Terre et l'armée de l'Air et de l'Espace, ou lors de l'évaluation propre à la Marine nationale et à la Gendarmerie.

Les épreuves communes à l'armée de Terre et à l'armée de l'Air et de l'Espace

L'armée de Terre et l'armée de l'Air et de l'Espace évaluent leurs candidats au CSO à travers trois épreuves enchaînées dans le même ordre (devenir-aviateur.gouv.fr) :

1. Le test de Luc Léger (endurance)

Vous effectuez des allers-retours sur une ligne de 20 mètres, au rythme d'un signal sonore qui accélère à chaque palier d'une minute. Le test s'arrête quand vous n'arrivez plus à suivre la cadence. C'est le test d'endurance de référence utilisé par les armées francophones pour estimer votre capacité aérobie.

2. Tractions (hommes) ou tirage à la poulie haute (femmes)

Les hommes réalisent des tractions à la barre fixe, bras tendus au départ, mains en pronation, menton amené au-dessus de la barre sans élan des jambes. Les femmes sont évaluées sur un tirage à la poulie haute. Selon devenir-aviateur.gouv.fr, cette épreuve n'est pas chronométrée : des pauses sont autorisées entre les répétitions (devenir-aviateur.gouv.fr).

3. Le test Killy (gainage)

Dernière épreuve du parcours : vous vous adossez à un mur, jambes fléchies à 90° aux genoux et aux hanches, dos entièrement plaqué, comme assis sur une chaise invisible. L'objectif est de tenir la position le plus longtemps possible. Cette épreuve de gainage isométrique a remplacé les squats dans le protocole CSO ; le principe est confirmé sur le site officiel de l'armée de l'Air et de l'Espace, qui précise qu'un barème de notation dédié existe pour chaque test (devenir-aviateur.gouv.fr).

Le portail officiel de recrutement de l'armée de Terre confirme la présence de ces épreuves dans la sélection, sans publier de barème chiffré en accès libre (sengager.fr) : demandez le barème précis et à jour à votre CIRFA au moment de l'inscription, plutôt que de vous fier à un chiffre trouvé ailleurs.

À titre indicatif, un homme est généralement attendu autour du palier 7 au Luc Léger et d'un minimum de quelques tractions pour ne pas être en difficulté sur ces épreuves éliminatoires, avec des seuils qui varient selon la spécialité, l'âge et le sexe. Considérez ces repères comme des ordres de grandeur à confirmer, pas comme un barème officiel figé.

Les épreuves de la Marine nationale

La Marine nationale évalue elle aussi l'aptitude physique et l'adaptation à la vie en mer lors du passage au Département Évaluation, avec un test de Luc Léger, des tractions (ou suspension à la barre) et des abdominaux (etremarin.fr). Les exigences précises dépendent de la spécialité : vérifiez le détail auprès d'un conseiller Marine, certaines filières (fusilier marin, marin-pompier de Marseille) imposant des standards nettement plus élevés.

L'épreuve physique de la Gendarmerie (EPG)

La Gendarmerie nationale n'utilise pas le Luc Léger : son épreuve physique, l'EPG, est un enchaînement chronométré de trois ateliers, décrit sur le portail officiel de recrutement (gendarmerie.interieur.gouv.fr) :

  1. Parcours d'obstacles de 50 mètres, à réaliser 6 fois : contournement de plots, franchissement d'un tapis, montée-descente d'un escalier, saut de deux haies de 45 cm, franchissement d'un mur simulé de 90 cm.
  2. Simulation de combat : tirer une corde pour soulever une charge (36 kg pour les hommes, 25 kg pour les femmes) en réalisant 6 arcs de cercle, bras fléchis, sans que la charge touche le sol.
  3. Transport de charge : porter un sac de sable de 45 kg (hommes) ou 25 kg (femmes) sur 15 mètres.

L'épreuve est notée sur 20 avec un coefficient dans la notation globale du concours, et un échec au transport de charge entraîne une pénalité sur la note obtenue aux deux premiers ateliers chronométrés. Pour la préparation complète au concours (écrit, entretien, tests numériques), consultez notre guide Concours gendarmerie : épreuves et préparation.

Tableau comparatif indicatif

VoieÉpreuvesPoint de vigilance
Armée de Terre / Air et Espace (CSO)Luc Léger, tractions/poulie, test KillyÉpreuves enchaînées le même jour ; barème détaillé communiqué par le CIRFA
Marine nationaleLuc Léger, tractions/suspension, abdominauxExigences variables selon la spécialité
Gendarmerie (EPG)Parcours d'obstacles, simulation de combat, transport de chargeNote < 6/20 pénalisante dans le concours SOG

Barèmes chiffrés précis (paliers, répétitions, notes) à demander à jour auprès de votre centre de recrutement : ils évoluent d'une session à l'autre et selon l'âge, le sexe et la spécialité du candidat.

Le test physique est-il éliminatoire ?

Oui, dans la plupart des voies. Un score trop faible sur une épreuve éliminatoire (palier minimum au Luc Léger non atteint, nombre plancher de tractions non réalisé) met fin à la sélection. Pour la Gendarmerie, une note insuffisante à l'EPG pèse lourdement dans le concours de sous-officier (gendarmerie.interieur.gouv.fr), et l'aptitude physique reste une condition de base de tout engagement (gendarmerie.interieur.gouv.fr).

Comment se préparer efficacement

Commandos assis en porte d'hélicoptère
Commandos assis en porte d'hélicoptère. Photo : Arnaud Girault — Unsplash
  • Anticipez plusieurs mois à l'avance : l'endurance et la force du haut du corps se travaillent sur la durée, pas en quelques semaines.
  • Entraînez les trois qualités en parallèle : course fractionnée pour l'endurance, tractions/poulie pour la force, gainage (planche, chaise) pour la troisième épreuve.
  • Reproduisez les conditions réelles en enchaînant les épreuves à la suite lors de vos séances, comme le jour J.
  • Ne négligez pas sommeil et alimentation, qui conditionnent votre récupération.
  • Contactez votre CIRFA ou centre de recrutement pour obtenir le barème exact en vigueur pour votre profil.

Aller plus loin

Complétez votre préparation avec nos guides sur s'engager dans l'armée de Terre, l'âge limite pour s'engager dans l'armée et les épreuves du concours gendarmerie. Découvrez aussi les branches armée de Terre, armée de l'Air et de l'Espace, Marine nationale, Gendarmerie, ou consultez directement les offres d'engagement ouvertes.

Questions fréquentes

Quel palier au Luc Léger pour intégrer l'armée ? Il n'existe pas de seuil unique pour toutes les spécialités : le barème dépend de l'armée, de l'âge, du sexe et du poste visé. Renseignez-vous auprès de votre CIRFA pour le seuil applicable à votre dossier.

Combien de tractions faut-il faire pour l'armée ? Le nombre exact varie selon la spécialité et le profil. Pour l'armée de l'Air et de l'Espace, l'épreuve n'est pas chronométrée : des pauses sont autorisées entre répétitions (devenir-aviateur.gouv.fr).

Le test physique est-il le même pour tous les postes ? Non. Les grandes épreuves (Luc Léger, tractions, test Killy ou abdominaux selon l'armée) sont communes, mais les seuils sont ajustés par spécialité — certains postes exigeants (fusilier marin, forces spéciales) demandent un niveau nettement supérieur.